En raison de problèmes techniques, les projection Je me souviens prévues les 16 et 23 mars sont annulées.
Je me souviens reprendra le Mardi 30 Mars avec une séléction "spéciale fictions amateurs"
@bientôt Salle Sadoul !

A l’occasion de la commémoration de la libération des camps en 1945, Le Conservatoire Régional de l’Image organise la projection de trois films en présence de leurs auteurs ou collaborateurs.
1956 / France / documentaire / 32 min
Réalisation : Alain RESNAIS
Texte : Jean CAYROL
Récitant : Michel BOUQUET
Musique : Hans HEISLER
L’image occupe dans la mémoire de la Déportation une place prépondérante. On sait qu’elle s’est constituée dès avril 1945 à partir des photos des
charniers des camps libérés qui ont stupéfié l’opinion publique à travers le monde. S’ajoutaient aussi les photos des « revenants » qui marquèrent sans doute davantage les esprits que les
premiers récits des rescapés. Jamais, semble-t-il, la photo n’avait joué un tel rôle à l’époque moderne. Plus d’un demi-siècle plus tard, nombreux sont les contemporains qui en sont encore
traumatisés.
Aucun des films qui suivirent ne connut un tel impact. Aussi quand Alain Resnais réalise en 1955 Nuit et Brouillard, le choc est-il considérable. Pour la première fois un documentaire présente la
Déportation dans son contexte historique en faisant appel aux films d’archives et aux reportages réalisés sur place, offrant à la fois le caractère « scientifique » d’une synthèse et le caractère
émotionnel par le texte de Jean Cayrol dit par Michel Bouquet, la musique de Hanns Eisler et le talent d’un réalisateur de premier plan. L’accueil fut mémorable et on sait que le film est depuis
projeté régulièrement dans les établissements scolaires comme illustration des programmes, et fréquemment sur les chaînes de télévision et dans les salles de cinéma spécialisées.
Extrait du texte de Maurice CLING, Le Patriote Resistant, Février 2003, N° 760
2002 / France / documentaire / 2x26 min
Scénario et Réalisation : Roger Viry-Babel et Régis Latouche
Production : Ere production et France 3 LCA
Commentaires : Roger VIRY-BABEL
Ils s’appellent Abraham ou Sarah, on les a appelés André ou Suzanne. Ils ont quitté la Pologne pour fuir l’antisémitisme. Ils racontent leur arrivée à Nancy dans la France des années 30. En juin 1940 ils deviennent officiellement ou officieusement français. En 1942 les lois d’exceptions se multiplient, ils redeviennent juifs. 1944-1945, il faut rentrer, la communauté éclatée tente de se retrouver autour des épreuves passées, avec nouvelles interrogations tant idéologiques que religieuses.
Le film a obtenu en 2002 le Prix Jacques Rosenberg de la Fondation Auschwitz.
1992 / France / documentaire / 26 min
Réalisation : Léon HERSZBERG et Roger VIRY-BABEL
Production : Conservatoire Régional de l’Image, Institut Européen de Cinéma et d’Audiovisuel
Pourquoi ce film? En 1991, des tracts émanant de la région parisienne sont distribués à Nancy affirmant que les chambres à gaz, homicides de la
deuxième guerre mondiale, n’ont jamais existé.
Assumant jusqu’au bout leurs allégations contraires à la réalité historique et contrevenant aux lois de la république, les auteurs identifiés de ce tract, déposent, en novembre 1992, les statuts
d’une association dont l’objet est d’ouvrir un débat contradictoire sur la question des chambres à gaz.
Ce film est le témoignage de personnes ayant vécu cette période tragique de l’histoire.
Il s’adresse à tous ceux qui, par leur action et leur volonté, désirent que les générations futures n’oublient pas ...
►Le Cerf Volant du bout du Monde
1958 / France-Chine / 82 min / Version Française / Eastmancolor 35 mm
Réalisation : Roger PIGAUT et WANG Kia Ti
Scénario : Roger PIGAUT, WANG Kia Ti et Antoine TUDAL sur une idée de Pierre PREVERT
Conseiller Artistique : Pierre PREVERT
Directeur de la Photographie : Henri ALEKAN
Musique : Louis BESSIERES
Production : Garance, Tourane Films SA, COCINOR, Studios de Pékin
Interprètes : Patrick de BARDINE (Pierrot), Sylviane ROZENBERG (Nicole), Gérard SZYMANSKI (Bébert), Song Siao Tsing (l’ami de Pékin), le Roi-Singe (Suen Wou Kong)
Dans les années cinquante, à Montmartre, un quartier de Paris, Pierrot, chef d’une bande de gamins d’une dizaine d’années toujours accompagné de sa petite soeur, découvre un magnifique cerf-volant échoué dans un arbre. Grâce à une ruse, Pierrot et ses amis récupèrent le cerf-volant et y découvrent une lettre écrite en chinois. Grâce à un antiquaire chinois qui leur traduit la lettre, les enfants apprennent que le petit garçon chinois qui a écrit la lettre, Song Siao Tsing, attend une réponse. Hélas, l’adresse est restée dans la queue du cerf-volant volée par d’autres garçons de la bande. L’antiquaire chinois leur apprend également que le personnage représenté sur le cerf-volant est Souen Wou Kong, le roi des singes. Pierrot, au fond de son lit rêve que Souen Wou King le transporte, lui et sa soeur, en Chine. Voilà les deux enfants à Pékin, bien décidés à retrouver avec leur nouvelle bande de copains chinois, le petit garçon qui a écrit la lettre trouvée dans le cerf-volant.
HE Yan Hong, interprète
A l’occasion du nouvel an chinois, le Conservatoire Régional de l’Image propose cette première co-production Franco-Chinoise, cas unique dans l’histoire du cinéma. Indémodable, ce film qui connut un grand succès en France et en Chine traite de l’amitié entre un enfant français et un enfant chinois dont le destin est lié à un cerf-volant représenté par le Roi Singe, personnage de roman mythique en chine, interprété dans ce film par une des grandes stars de l’Opéra chinois à l’époque du film.
Le film sera suivi dune sélection de films d’animation issus des célèbres Studios d’Art de Shanghaï