Partager l'article ! Prochainement - Mardi 16 Février 2010: Mardi 16 Février 2010 / 20h00 ►65è Commémoration de la Libération des Camps En ...

A l’occasion de la commémoration de la libération des camps en 1945, Le Conservatoire Régional de l’Image organise la projection de trois films en présence de leurs auteurs ou collaborateurs.
1956 / France / documentaire / 32 min
Réalisation : Alain RESNAIS
Texte : Jean CAYROL
Récitant : Michel BOUQUET
Musique : Hans HEISLER
L’image occupe dans la mémoire de la Déportation une place prépondérante. On sait qu’elle s’est constituée dès avril 1945 à partir des photos des
charniers des camps libérés qui ont stupéfié l’opinion publique à travers le monde. S’ajoutaient aussi les photos des « revenants » qui marquèrent sans doute davantage les esprits que les
premiers récits des rescapés. Jamais, semble-t-il, la photo n’avait joué un tel rôle à l’époque moderne. Plus d’un demi-siècle plus tard, nombreux sont les contemporains qui en sont encore
traumatisés.
Aucun des films qui suivirent ne connut un tel impact. Aussi quand Alain Resnais réalise en 1955 Nuit et Brouillard, le choc est-il considérable. Pour la première fois un documentaire présente la
Déportation dans son contexte historique en faisant appel aux films d’archives et aux reportages réalisés sur place, offrant à la fois le caractère « scientifique » d’une synthèse et le caractère
émotionnel par le texte de Jean Cayrol dit par Michel Bouquet, la musique de Hanns Eisler et le talent d’un réalisateur de premier plan. L’accueil fut mémorable et on sait que le film est depuis
projeté régulièrement dans les établissements scolaires comme illustration des programmes, et fréquemment sur les chaînes de télévision et dans les salles de cinéma spécialisées.
Extrait du texte de Maurice CLING, Le Patriote Resistant, Février 2003, N° 760
2002 / France / documentaire / 2x26 min
Scénario et Réalisation : Roger Viry-Babel et Régis Latouche
Production : Ere production et France 3 LCA
Commentaires : Roger VIRY-BABEL
Ils s’appellent Abraham ou Sarah, on les a appelés André ou Suzanne. Ils ont quitté la Pologne pour fuir l’antisémitisme. Ils racontent leur arrivée à Nancy dans la France des années 30. En juin 1940 ils deviennent officiellement ou officieusement français. En 1942 les lois d’exceptions se multiplient, ils redeviennent juifs. 1944-1945, il faut rentrer, la communauté éclatée tente de se retrouver autour des épreuves passées, avec nouvelles interrogations tant idéologiques que religieuses.
Le film a obtenu en 2002 le Prix Jacques Rosenberg de la Fondation Auschwitz.
1992 / France / documentaire / 26 min
Réalisation : Léon HERSZBERG et Roger VIRY-BABEL
Production : Conservatoire Régional de l’Image, Institut Européen de Cinéma et d’Audiovisuel
Pourquoi ce film? En 1991, des tracts émanant de la région parisienne sont distribués à Nancy affirmant que les chambres à gaz, homicides de la
deuxième guerre mondiale, n’ont jamais existé.
Assumant jusqu’au bout leurs allégations contraires à la réalité historique et contrevenant aux lois de la république, les auteurs identifiés de ce tract, déposent, en novembre 1992, les statuts
d’une association dont l’objet est d’ouvrir un débat contradictoire sur la question des chambres à gaz.
Ce film est le témoignage de personnes ayant vécu cette période tragique de l’histoire.
Il s’adresse à tous ceux qui, par leur action et leur volonté, désirent que les générations futures n’oublient pas ...