Partager l'article ! Je me Souviens: Les « Inédits » Des le début des années 80, la Cinémathèque de Lorraine ...

Des le début des années 80, la Cinémathèque de Lorraine (intégrée au Conservatoire Régional de l’Image depuis 1994) s’est intéressé à la collecte et la valorisation des « inédits ». Les « inédits », ce sont les films évoquant tout aspect de la vie de nos sociétés, d’hier et d’aujourd’hui, réalisées sur tous les formats et supports et qui, à l’origine, n’étaient pas destinés à une diffusion dans les circuits professionnels de l’audiovisuel. (Définition de l’Association Européenne des Inédits, association internationale à but non lucratif créée en 1991 pour encourager la collecte, la conservation, l’étude et la mise en valeur des films, dont le Conservatoire Régional de l’Image est un membre actif.)
|
Ces films couvrant une période de près d’un siècle sont constitués de supports aux formats très variés : 8 millimètres, super 8 millimètres et 9,5 millimètres sont des formats légers et pratiques qui, jusque dans les années 70, sont prisés par les particuliers. Ils filment mariages, communion, réunions de famille, vacances et parfois s’essayent à de petites fictions, mettant en scène les enfants, les amis…
Les professionnels ou les cinéastes amateurs plus avertis préféreront le 16 millimètre qui demandait un peu
plus d’attention et une certaine lourdeur d’utilisation, mais permettait un rendu à la hauteur de sujets ambitieux.
|
|
Le 35 millimètre, encore utilisé dans nos salles de cinéma n’était utilisé que dans de rares cas, exclusivement par les professionnels pour des films industriels ambitieux, impliquant un important investissement financier.
A partir des années 80 la vidéo connait un essor important, et la pellicule va rapidement céder la place à de nouveaux formats en bande magnétique. Ce seront pour les amateurs, la VHS et le Vidéo 8 et pour les professionnels, U-matic, Betacam etc…
|
En 1990, Roger VIRY-BABEL a l’idée de concevoir une émission régulière, sur FR3 Lorraine Champagne Ardenne, basée sur les souvenirs familiaux filmés par les particuliers. En collaboration avec la Cinémathèque de Lorraine (pour la restauration et le transfert des films) et l’Est Républicain, il lance chaque mois un appel aux particuliers, les invitant à envoyer leurs films de famille pour ensuite être sonorisés et diffusés sur les ondes. Complétée par des « trésors » conservés à la cinémathèque, cette émission, baptisée « je me souviens » connut un succès considérable et grandissant. Elle passe rapidement d’un format mensuel à un hebdomadaire et connaîtra 3 saisons distinctes : 1990 – 1994 production FR3 en partenariat avec l’Est Républicain (l’émission est alors co-présentée avec Roland ERBSTEIN), 1996-1997, Co-production FR3 - Ere Production et en 1997, une dernière série produite pour Images plus à Epinal. L’émission connut ses pics d’audiences au milieu des années 90, atteignant le samedi après midi jusqu’à 35% de parts de marché. |
Article de l’Est Républicain (1990)
A l’occasion des vingt ans de l’émission, le Conservatoire Régional de l’Image a décidé, dans le cadre de ses projections régulières « Les Ecrans », de montrer au public ses fonds « inédits » sur le modèle de l’émission.
Au Programme :
Parallèlement à cette manifestation mais toujours dans le cadre de la diffusion des « inédits », le Conservatoire Régional de l’Image organise le 2 Avril La revanche de la nouit de tous les « bis ». Initiée il y a deux ans, le principe de cette soirée est de diffuser dans une ambiance festive des films de fiction amateur, faits à la maison « avec 3 francs 6 sous » avec un esprit décalé, humour noir.
Un appel à contribution de film est lancé via internet et par voie d’affichage et de presse. La soirée sera présidée par Francis Kuntz.
A cette occasion, sera diffusé lors du Je me souviens du mardi précédent (30 mars) une thématique spéciale « fiction amateur ».